Octobre prolonge le repli : le cours de l'or est repassé sous les 4 000 dollars l'once. Mais sous la baisse, les ressorts de fond qui ont nourri la hausse sont toujours là.
|
Octobre 2026
-5,7 %
en dollar (-4,7 % en euro)
|
Depuis janvier
-10 %
en dollar (près de -6 % en euro)
|
Depuis le sommet
-25 %
record du 29 janvier 2026
|
Rappel 2025
+56 %
sur l'ensemble de l'année
|
Pourquoi l'or a reculé en octobre
Des taux élevés, des politiques monétaires plus restrictives et un marché obligataire redevenu concurrentiel ont continué de peser mécaniquement sur le cours de l'or. Pour mémoire, l'or est un actif qui ne verse aucun rendement : lorsque les obligations rapportent davantage, il devient relativement moins attractif.
À cela se sont ajoutées, en fin de mois, des ventes forcées d'actifs, l'or compris, pour faire face à des besoins de liquidité, notamment aux appels de marge provoqués par le décrochage des géants de la Tech sur le Nasdaq. Le métal jaune a ainsi abandonné 5,7 % en dollar et 4,7 % en euro, repassant sous les 4 000 dollars l'once. Son sommet historique du 29 janvier (5 405 dollars et 4 597 euros au fixing du LBMA) avait, lui, été suivi d'une correction brutale et immédiate.
Le paradoxe : le prix baisse, la demande accélère
Fait notable : plutôt que de vendre, les investisseurs ont continué d'investir dans les ETF adossés à l'or. Ces fonds ont attiré 10 milliards de dollars en septembre, couronnant un trimestre record au cours duquel 31 milliards de dollars ont été injectés.
Stocks d'or des ETF mondiaux
4 256 tonnes
un niveau record, en hausse de 67 tonnes sur le mois
Les banques centrales, elles non plus, n'ont pas levé le pied : au moins 63 tonnes d'or ont été acquises en septembre, le niveau mensuel le plus élevé depuis novembre 2024, selon les données provisoires du Conseil Mondial de l'Or.
Les déséquilibres de fond n'ont pas disparu
Malgré le glissement sous les 4 000 dollars, les déséquilibres qui ont nourri la hausse de l'or restent entiers :
| • Un endettement public massif |
• Des déficits persistants |
| • Des tensions géopolitiques |
• Des achats soutenus des banques centrales |
Les experts restent confiants. Réunis le 14 octobre au Precious Metals Symposium du Financial Times à Londres, les spécialistes des métaux précieux anticipent un rebond du cours de l'or dans les douze à vingt-quatre prochains mois.
L'or physique : la libre disposition de votre épargne
Face aux risques de crise économique et politique en France, de plus en plus d'épargnants aisés cherchent à sécuriser leur patrimoine, par exemple en ouvrant des contrats d'assurance vie au Luxembourg. Non pas pour un avantage fiscal (ces avoirs sont déclarés et les gains taxés selon les règles françaises), mais pour échapper à l'éventuelle restriction temporaire d'accès à leur épargne que permet la loi Sapin en France en cas de crise financière (selon un article du Figaro du 26 octobre).
Un bien dont vous gardez la pleine jouissance
C'est précisément ce que permet aussi l'or physique : parce qu'il n'est la dette de personne, il ne présente aucun risque de défaut ni de contrepartie. Vous en conservez la libre disposition, à tout moment.