Brève sur le marché de l’or - 05 Octobre 2026

Le 05/10/2026 par Thomas dans Tendances de l'or

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Septembre aura cassé la dynamique d'août. Le 16 septembre, la Fed a relevé ses taux directeurs d'un quart de point pour contrer la persistance de l'inflation américaine, encore supérieure à 3,4 % sur un an en août. Le redressement du dollar qui a suivi a accentué le mouvement. Le cours reste néanmoins historiquement élevé.

Le repli du mois
-4 %
en dollar (plus de 2 % en euro). Depuis janvier : -3 % en dollar, stable en euro.
Mais un prix toujours élevé
3 690 €
l'once en fin de mois, toujours bien au-dessus de son niveau un an plus tôt.

À court terme : une pression qui devrait se prolonger

Le prix du métal précieux devrait rester sous pression. Les indicateurs économiques américains publiés au tournant de septembre et d'octobre confirment la grande résilience de l'économie des États-Unis. Conjugués aux commentaires fermes des responsables de la Fed sur la maîtrise de l'inflation, ils favorisent une hausse du dollar et des rendements obligataires, deux facteurs défavorables à l'or à court terme.

À moyen et long terme : une tendance de fond intacte

Idée reçue
« Hausse des taux d'intérêt = baisse du cours de l'or »
En réalité
Tout dépend des taux que l'on considère. Ce sont les taux réels qui sont décisifs, bien plus que les taux nominaux. Lorsque les taux nominaux montent mais que l'inflation reste élevée, comme aujourd'hui, le rendement réel des actifs porteurs d'intérêt ne s'améliore que dans une mesure limitée : l'or en pâtit donc nettement moins qu'on ne le pense.

À cela s'ajoutent deux mouvements de fond qui soutiennent durablement le métal jaune.

1
Le changement structurel porté par les banques centrales
Celles des marchés émergents en particulier élargissent leurs réserves d'or, réduisant ainsi leur dépendance aux actifs libellés en dollars.
2
Le besoin de diversification des investisseurs institutionnels
La corrélation accrue entre obligations et actions pousse les fonds de pension à repenser la construction de leur portefeuille. Les actifs capables de se valoriser dans divers environnements macroéconomiques, au-delà des seules obligations d'État, suscitent un intérêt croissant. L'or en fait partie : liquide, il présente historiquement une corrélation faible, voire négative, avec les actions lors des périodes de tension sur les marchés.
À retenir
Un repli mensuel qui ne remet en cause ni le niveau historiquement élevé du prix, ni la tendance de fond haussière de l'or à moyen et long terme.