Le mois de janvier a été marqué par une volatilité exceptionnelle, rarement observée depuis longtemps sur le marché de l’or. Cette agitation résulte notamment du débouclement de positions spéculatives par certains investisseurs institutionnels et particuliers américains.
Après une hausse régulière durant les trois premières semaines, le métal jaune a franchi le 26 janvier le seuil historique des 5 000 USD l’once. S’en est suivie, sur la dernière semaine du mois, une accélération spectaculaire de +12 %, propulsant le cours jusqu’à 5 600 USD, avant une correction brutale de -15 %, un mouvement d’ampleur rarement observé.
Malgré la violence de cette phase corrective, les analystes estiment que la tendance haussière de fond devrait se poursuivre, même si une forte volatilité pourrait perdurer. Les fondamentaux restent solides : tensions géopolitiques persistantes, incertitudes sur la croissance mondiale, endettement massif des États et poursuite de la dédollarisation des réserves des banques centrales du “Sud global”.
À ces facteurs structurels s’ajoutent les achats traditionnels d’or liés au Nouvel An chinois, prévu autour du 17 février, en Chine et plus largement en Asie. Ces achats pourraient être renforcés par les replis de prix, les investisseurs asiatiques ayant historiquement tendance à acheter l’or lors des phases de baisse.
Enfin, il convient de rappeler que l’investissement en or physique, contrairement à l’or papier, s’inscrit avant tout dans une logique de moyen et long terme. Ce ne sont pas tant les performances à court terme qui sont recherchées, mais bien la tangibilité, la liquidité, l’absence de risque de défaut et la capacité de l’or à préserver la valeur dans le temps.